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14 janvier 2026

En avant toute pour l’Angleterre et la Grande-Bretagne

En Angleterre, le Premier ministre britannique Boris Johnson a conservé en 2020 son ton jovial habituel afin d’encourager son auditoire à envisager un avenir radieux. Le résultat s’est avéré particulièrement maladroit.

S’exprimant devant une porte ouverte, débraillé comme à son habitude, il semblait sortir tout droit d’un dîner arrosé. Après avoir minimisé la perte de plus de 82 000 victimes britanniques du Covid avec une remarque maladroite selon laquelle les gens seraient « trop heureux de dire au revoir » à 2020, il a tenté sans succès de se montrer optimiste pour 2021.

Ici, enthousiaste jusqu’au bout, il a commis l’erreur d’un rhétoricien débutant en se concentrant sur ses propres sentiments plutôt que sur ceux de son public : « Nous pouvons voir le panneau lumineux qui marque la fin du voyage, et plus important encore, nous pouvons voir avec une clarté croissante comment nous allons y arriver. Et c’est ce qui me rend si confiant pour 2021. Bonne année ! »

Ce que la séquence enseigne

Le cadre compte autant que le propos. Une porte ouverte en arrière-plan, une tenue négligée, un ton de fin de soirée : le décor a raconté une histoire avant la première phrase. Et le déplacement du sujet, des victimes vers la confiance personnelle de l’orateur, a fait le reste.

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